LES FIGURES DE STYLE

MON SECOND CYCLE FACILE !

CATÉGORIE
NOM
DÉFINITION
EXEMPLE





FIGURES D’ANALOGIE
Comparaison
(n.f.)
Mise en relation d'un objet, d'une circonstance, d'un concept ou d'une qualité (dit comparé) avec un autre élément (dit comparant) au moyen d'un terme introduisant l'analogie
« Le monothéisme judéo-chrétien est comme le stalinisme de l'Antiquité »
Métaphore
(n.f.)
Consiste à utiliser les caractéristiques d’une chose à la place d'une autre chose, sur la base de la ressemblance ou de l'opposition.
Le bonnet de cette case est perforé.
Personnification
(n.f.)
Consiste à faire d'un être inanimé ou d'une abstraction un personnage réel avec des qualités reconnues à un être humain. Figure  proche de l'allégorie (rhétorique)
« Avec quelle rigueur, Destin, tu me poursuis! »

Prosopopée
(n.f.)
consiste à donner la parole à un absent, à une personne, à un animal ou à un être inanimé qui est personnifié, cette figure est une variante de l'hypotypose
« Je suis belle, ô mortels, comme un rêve de pierre »
Allégorie
(n.f.)
Transformation d'une idée abstraite en une image, une scène (image filée), une description concrète.
« Le désespoir est assis sur un banc ».
Jacques Prévert.



LES FIGURES D’ATTÉNUATION



Litote
(n.f.)
C’est la suggestion ou l’expression d’une chose qu’on ne dit pas clairement. C’est le fait de dire moins pour faire entendre plus.
-Il n’est pas laid, ce jeune homme.

(n.m.)
C’est une figure qui consiste à remplacer une expression littérale (idée désagréable, triste) par une forme atténuée, adoucie. C’est l’atténuation ou l’adoucissement d'une idée déplaisante.
« Il est parti » (pour au lieu de dire « Il est mort »)
Antiphrase
(n.f.)
C’est le fait d’exprimer le contraire de ce que l’on veut dire ou de ce que l’on pense. (c’est une figure ironique).
-Ah, voleur tu es trop drôle !
Prétérition
(n.f.)
Elle consiste à faire semblant de pas vouloir dire quelque chose qu’on finit par dire quand même.
-Vous m’avez lapidé, je n’accuse personne !

Ellipse
(n.f)
figure de style où l’on omet volontairement des mots dans une phrase. Toutefois, le sens demeure accessible puisque tous les mots chargés de sens restent. Seuls les mots dont le sens demeure implicite​ malgré leur absence peuvent être effacés.
« Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
In la Bible




LES FIGURES DE CONSTRUCTION
(n.m.)
inversion syntaxique de la seconde de deux propositions normalement symétriques
« La neige fait au nord ce qu'au sud fait le sable. »
(n.f)
construction inhabituelle ou rupture de la cohérence syntaxique.
« Une fois par terre, les tilburys vont vous passer sur le corps. »   Stendhal
(n.f.)
utilisation dans une même phrase d'un mot à la fois dans son sens propre et son sens figuré
« Je percerai le cœur que je n'ai pu toucher »

Ellipse
(n.f.)
Omission volontaire de certains éléments logiquement nécessaires à la compréhension du texte. En narratologie, l’ellipse met sous silence certains événements et favorise l’accélération de la narration.

    -Il est allé jouer, il est mort.
Chiasme
(n.m.)
Structure en croix qui associe 2 termes deux à deux sans nécessairement qu'ils aient un rapport de sens
- Il regarde longtemps, longtemps cherche sans voir
- Ces murs, maudits par dieu, par Satan profanés





LES FIGURES DE SUBSTITUTION

(n.f.)
Consiste à désigner quelque chose ou quelqu'un sans dire son nom; mais en le remplaçant par un groupe de mots. Cette figure est proche de l'épithète homérique, de l'antonomase.
« La reine des ombres » (mis pour la lune)

(n.f.)
Figure de style qui consiste à évoquer un objet sans directement le nommer, à l'aide d'une expression choisie qui l'évoque par une qualité ou un attribut qui lui sont particuliers ou intrinsèques, et le faire reconnaître dans cette caractéristique.
« Celui qui a créé en six jours le soleil qui fait vivre sur terre toutes choses, le beau ciel d'azur et les étoiles qui luisent au firmament... » Pour désigner Dieu, créateur.

Métonymie
(n.f.)
Elle consiste à désigner un objet ou une idée par un autre terme que celui qui convient. La compréhension se fait grâce à une relation de cause à effet ou de continuité entre les deux notions.
« Boire la mort » pour signifier « boire le poison ».
«  Manger son assiette », manger sa nourriture.
Synecdoque
(n.f.)
Remplacer un mot par un autre ayant une relation d’inclusion avec celui-ci (la partie pour le tout ou le tout pour la partie). Cas particulier de la métonymie.
Le tout pour la partie :
- Metz a gagné la finale (pour « l'équipe de foot de Metz »...)
La partie pour le tout :
- Je quitterai bientôt ces murs (pour « cette maison »)









LES FIGURES D’INSISTANCE
Anaphore
(n.f.)
C’est la répétition d’un mot ou d’un groupe de mot en début de phrase ou de vers.
« Partout l'image idée, partout la pensée fleur, partout les fruits »
- Anaphore de "il y a" dans le poème Enfance III, de Rimbaud
Antanaclase
(n.f.)
Répétition, dans une même phrase, d'un mot employé chaque fois avec une acception différente
« Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas »
Pléonasme
(n.m.)
Il s’agit de l’emploi d’un terme superflu, une forme de tautologie. 
-Nous montons en haut.

Gradation
(n.f.)
C’est l’assemblage des mots ou des expressions dans une succession croissante ou décroissante.
-Il marcha, il courut, il vola.
Parallélisme
(n.m.)
Il consiste à reprendre une structure syntaxique.
« partir pour tout laisser, quitter pour tout abandonner ».
Répétition
(n.f.)
C’est la reprise volontaire d’un même mot dans la phrase ou dans le vers.
La mer, cette mer qui s’étend, c’est la mer de l’espoir…
Redondance
(n.f)
Figure qui  crée l’insistance en accumulant plusieurs synonymes dans le même énoncé.
Les gens étaient fatigués, éreintés, épuisés




LES FIGURES D’AMPLIFICATION
(n.f.)
Amplification d'un énoncé. C'est la principale figure de l'exagération. Elle consiste à grossir un caractère ou un fait dans le but de provoquer un effet précis chez l’interlocuteur.

-Cet enfant n’est jamais à la maison.
Gradation
(n.f.)
Succession de mots ou d'expressions de sens voisins et dont l'ordre traduit une progression croissante ou décroissante
- elles piaillaient, beuglaient, hurlaient.
Le Vieux saltimbanque de Baudelaire.
Accumulation
(n.f.)
Suite de termes ou de syntagmes de signification ou de forme apparentée, voire de même sonorité finale, en vue d’obtenir un effet d'amplification; synonyme: congerie
« Français, Anglais, Lorrains, que la fureur rassemble », Voltaire.














LES FIGURES DE SONORITÉ
Allitération
(n.f.)
Répétition sur plusieurs mots d'une sonorité consonantique (harmonie imitative).
« Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? », Racine, Andromaque, acte V scène 5
Assonance
(n.f.)
répétition d'une voyelle sur plusieurs mots d'une même phrase
« Tout m’afflige et me nuit, et conspire à me nuire »  Racine, Phèdre, acte I scène3
Homéotéleute
(n.m.)
Répétition d'un phonème dans une même phrase souvent à l'hémistiche (rimes internes)
« Et les servantes de ta mère, grandes filles luisantes ». Saint-John Perse
Paronomase
(n.f.)
Répétition visant à rapprocher des paronymes au sein du même énoncé
« Qui se ressemblent s'assemblent»
(n.f.)
Rapprochement excessif de syllabes identiques dans des mots successifs
« Même et marine Marmara,
Tu tues un temps tendre à périr. »  Jean Lescure
(n.f.)
Catégorie d'interjection émise pour simuler un bruit particulier associé à un être, un animal ou un objet, par l'imitation des sons que ceux-ci produisent.
« boum » ; « crac » ; « vroum »

(n.f.)
répétition dans une phrase ou une formule de deux groupes de mots à la sonorité similaire.
« Le ticket chic, le ticket choc ».
                          Publicité
Allitération
(n.f)
Répétition d'une ou de plusieurs consonnes dans un groupe de mots.
Allitération en [s] dans Colombine de Verlaine : Cassandre sous son
                Capuce
Assonance
(n.f)
Répétition d’une même voyelle dans un groupe de mots.
Assonance en [u] dans Je vous envoie un bouquet de Ronsard : Qui ne les eût à ces vêpres cueillies
                     Chutes à terre elles fussent demain.




LES FIGURES D’OPPOSITION
(n.m.)
réunion dans un même syntagme de deux mots sémantiquement opposés mais appartenant à des catégories grammaticales différentes aboutissant à une image improbable, frappante, proche du paradoxe et de l'antithèse
« Cette obscure clarté qui tombe des étoiles... »
Antithèse
(n.f.)
Évocation de 2 termes de sens diamétralement opposés dans une même phrase.
« Le navire était noir, mais la voile était blanche ».
Ironie / antiphrase
(n.f)
Figure qui  consiste à dire le contraire de ce que l’on pense. Toutefois, pour qu’il y ait réellement ironie, il faut faire remarquer que l’on ne pense pas ce que l’on dit.
Félicitations! Tu as un cœur d'or. (métaphore pour reprocher à quelqu'un son manque de gentillesse).

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